Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 00:26

François Bayrou a adressé, mercredi 25 avril, une lettre aux candidats du deuxième tour de l'élection présidentielle. Découvrez son contenu.

 

 

    "Vous participez au second tour de l’élection présidentielle. Il me paraît normal de vous rappeler ce qui a été essentiel pour les plus de trois millions d’électeurs qui m’ont apporté leur suffrage au premier tour.

    Le premier élément crucial pour eux et pour moi aura été la vérité sur la situation du pays, la prise en compte de la réalité des faits.

    Je ne crois nullement que la crise financière soit derrière nous. Je pense au contraire que la crise est devant nous, et qu’elle sera très dure. Je pense que les déficits, commerciaux et budgétaires, qui s’accumulent pour notre pays menacent à court terme notre modèle social et que la multiplication des promesses non financées aggravera encore ce risque.

    Et parce que nous allons vivre ces moments difficiles, l’attitude personnelle des gouvernants comptera beaucoup. C’est une question de valeurs, personnelles autant que politiques. Depuis des années, c’est la violence des attitudes et des mots, la guerre d’un camp contre l’autre, la complaisance à l’égard des extrêmes qui caractérisent notre pays. Le refus de la violence perpétuelle dans la vie politique, les valeurs de respect des sensibilités différentes, la reconnaissance du pluralisme, la recherche de l’équilibre, sont la condition nécessaire à l’esprit d’unité nationale dont nous aurons besoin face à la crise.

    C’est ainsi, et seulement ainsi, par la vérité et l’unité que la France pourra regarder en face les conditions de son redressement. Et d’abord de son redressement financier. Or la recherche de l’équilibre des finances publiques n’est obtenue dans vos deux projets que par l’affichage d’une croissance impossible à court terme. Je vous demande instamment de réfléchir à ce péril et d’envisager des mesures crédibles pour l’écarter s’il est encore temps.

    Pour moi, la décision constitutionnelle, inscrite dans le traité européen, de renoncer pour l’avenir aux facilités du déficit, du moins en période de croissance, la « règle d’or », doit s’imposer à tous les pays qui ont l’euro en partage. Non pas pour faire plaisir aux « marchés », ou à « Bruxelles », mais parce que c’est le seul moyen d’éviter pour la France et les Français, particulièrement pour les plus fragiles, la catastrophe sociale qui s’annonce.

    La France s’est construite depuis la guerre autour du modèle social né du Conseil National de la Résistance. Nous y tenons, non pas comme à une tradition, mais comme à notre principale aspiration nationale. Nous le regardons non pas comme notre passé, mais comme notre avenir. Nous savons qu’il devra se réformer, mais dans la justice et la solidarité. Or c’est dans le concret de la vie de tous les jours que justice et solidarité risquent d’être menacées.

    La sauvegarde de notre modèle social et de services publics impose de restaurer et de développer fortement notre appareil de production. La France est, Grande-Bretagne exceptée, le seul des grands pays européens qui connaisse l’effondrement de son commerce extérieur. Ce n’est pas viable. Pourtant, nous avons d’immenses marges de progression, et donc de création d’emplois durables, de ressources pour les familles.

    C’est là que va se gagner ou se perdre le combat de notre avenir national, en particulier dans la recherche de stratégies nationales de production, filière par filière. Une évolution de la démocratie sociale dans l’entreprise est aussi un élément crucial de ce redressement. La représentation des salariés, avec droit de vote, au conseil d’administration des grandes entreprises, sera un signe déterminant en ce sens.

    La crise de l’éducation en France est un enjeu du même ordre. La situation de l’école, notamment à l’école primaire et au collège, ne peut être acceptée. Des centaines de milliers d’enfants voient leur avenir barré faute de se voir garantir les acquis nécessaires, maîtrise de l’écrit, du chiffre, de la langue. Faute de consacrer à ces fondamentaux le temps scolaire indispensable, les inégalités sociales se perpétuent et s’aggravent dans cet échec. Ce combat national oblige à un nouveau contrat entre l’école et la nation, qui touchera à la question des pratiques, de l’organisation, du développement de l'alternance et de l’apprentissage, aussi bien que des moyens.

    La moralisation de la vie publique, le changement des pratiques du monde politique représentent une attente des citoyens dont vous ne pouvez ignorer la gravité. L’interdiction du cumul des mandats pour les députés, la diminution du nombre des parlementaires, le renforcement de la parité hommes femmes, le changement de loi électorale pour assurer la représentation des grands courants d’opinion, en tout cas de ceux qui atteignent 5 % des suffrages, à l’Assemblée nationale, au sens le plus large la garantie du pluralisme, la consécration de l’indépendance de la justice, le renforcement de l’indépendance des médias, l’assainissement du financement de la vie politique, la lutte contre la corruption et la prise illégale d’intérêts, tout cela est urgent. Les deux partis que vous représentez ont souvent pris des engagements, mais jamais ils ne sont allés plus loin. Je crois que cette moralisation est vitale pour que la confiance revienne entre citoyens et élus. Seule la voie référendaire permettra de les imposer à un monde politique qui n’a guère envie de voir changer les règles d’un jeu qui lui convient.

    L’Europe a été durement attaquée pendant cette campagne. On lui a fait porter tour à tour la responsabilité de l’immigration et celle de l’absence de croissance. Je veux vous dire que pour nous, il est impossible d’envisager notre avenir national sans projet européen. L’Europe n’est pas seulement notre horizon : le jour où elle existera vraiment, elle sera notre seule arme politique et économique efficace dans la tourmente mondiale. L’Europe souffre aujourd’hui d’absence de gouvernance, de transparence et de lisibilité. Ce n’est pas avec moins d’Europe que la France s’en sortira ! C’est avec une Europe plus forte, plus solidaire, plus lisible, donc plus communautaire. Dans cette perspective, les renforcements de la zone euro, comme de l'espace Schengen, sont une étape prioritaire.

    Des millions de Français partagent ces valeurs et ces préoccupations. Ils seront, je n’en doute pas, attentifs aux orientations qui seront les vôtres sur ces questions durant la campagne du deuxième tour.

    Je vous prie de croire à l’assurance de mes sentiments cordiaux."

Par MoDem Douaisis
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 11:17
Par MoDem Douaisis
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 13:58

Dimanche 22 avril, mobilisons-nous pour une France Solidaire!

 

 X - sept. 2011

    La politique est, parmi de nombreuses autres définitions, la rencontre du rêve et du possible. Que n’avons-nous entendu que le « Père-la-rigueur » François Bayrou ne faisait guère rêver! En 1988, la Droite a préféré le volontarisme affiché de Jacques Chirac à la rigueur de Raymond Barre: François Mitterrand a été réélu. En 2002, la Gauche s’est émiettée au profit notamment du souverainiste Jean-Pierre Chevènement, plutôt que de soutenir le « protestant austère » Lionel Jospin: Jean-Marie Le Pen s’est qualifié pour le second tour. En 2007, enfin, l’exaltation de Ségolène Royal a conquis l’électorat populaire, qui s’est pris à croire au « miracle » d’une madone laïque offrant un avenir digne du péronisme Argentin: François Bayrou écarté du second tour, Nicolas Sarközy a triomphé d’elle sans coup férir.

   

    Pour quel résultat? Un pays dont le premier ministre François Fillon assurait dès sa nomination qu’il était « un état en situation de faillite »… et qu’il laisse plus endetté encore, et sa population combien plus appauvrie, au terme d’un quinquennat désastreux.

   

    Et si, finalement, le rêve dont nos concitoyens ont besoin aujourd’hui n’était plus celui irréaliste de l’affolement de la planche à billets, qui endette nos enfants pour une bonne part de leur existence, et ne leur offrira le moment venu qu’une retraite miséreuse, mais celui d’une rigueur juste, d’une France solidaire, dans laquelle chacun trouve naturellement la place qui lui revient selon son talent et son génie propre?

   

Vivons tous ensemble, dimanche, ce miracle de l’unité nationale retrouvée, de l’enthousiasme collectif, cette rencontre du rêve et du possible: avec François Bayrou, et l’ensemble des Français réunis dans la grande œuvre du redressement national, unissons-nous pour assurer l’avenir de nos enfants.

  

Un pays uni, rien ne lui résiste!

 

   

Franz Quatreboeufs, tête de liste municipale à Douai en 2008.

Par MoDem Douaisis
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 14:29

"Je vous promets une République bâtie sur des fondations solides

et non sur des roseaux"

 

      François Bayrou était en meeting ce mercredi 18 avril à Lille où il a mis en exergue "la cohérence de son engagement politique" face à la "versatilité" de ses principaux concurrents.

    

VOIR LA VIDEO DU MEETING : link

  

    Avant d'entamer cette avant-dernière réunion publique avant le premier tour de l'élection présidentielle, François Bayrou a tenu à rendre un vibrant hommage à deux grandes figures de la politique française "pour la constance et l'abnégation de leurs parcours respectifs". Robert Schumann, tout d'abord, considéré comme beaucoup et, à juste titre, comme l'un des pères fondateurs de la construction européenne, et aussi porte-parole du général de Gaulle pendant la résistance. Et la seconde figure, André Diligent, ancien maire de Roubaix, également ancien vice-président du Centre des Démocrates sociaux (CDS), mais aussi et surtout l'un des "pères spirituels" de François Bayrou en politique : "André Diligent, jusque sur son lit de mort m'avait dit, et je m'en rappelle souvent avec beaucoup d'émotion, François, ne lâche rien! Et bien ce soir je suis là pour lui faire honneur et pour lui garantir, avec vous, que je respecterai ce conseil à la lettre", a ainsi martelé François Bayrou. Parmi ces personnalités dont il revendique une certaine forme de continuité politique, François Bayrou a également mentionné Jacques Delors. 

   

    Le député des Pyrénées-Atlantiques a tenu ensuite à se faire l'écho et l'interprète de l'un de ces paradoxes qui ont jalonné la campagne présidentielle : " Plus l'élection approche, plus le nombre d'indécis grandit. La logique voudrait pourtant que les indécis soient plus nombreux au début de la campagne qu'à la fin". Mais selon, le candidat à l'élection présidentielle, l'explication de cet "étrange" phénomène est toute trouvée : " Les Français sont entrés dans cette campagne depuis maintenant huit mois avec la mise en scène des primaires du Parti socialiste,  et surtout avec l'idée, la certitude, qu'on allait traiter des problèmes qui sont les leurs, et ceux de notre pays". Mais cette volonté ne sera restée qu'un vœux pieux aux yeux de François Bayrou : "Au lieu de cela, nous avons assisté à la chose suivante :  une entente implicite entre le Parti socialiste et l'UMP.  Ils ont décidé de concert qu'on allait supprimer le premier tour et ne conserver que le second dont ils auraient écrit la composition à l'avance".

   

    Un jeu de dupes qui ne trompent pas nos concitoyens : "Plus de 60% des Français refusent le deuxieme tour qu'on voudrait leur imposer et auquel on voudrait les forcer. La totalité du débat politique, des commentateurs ne parlent exclusivement que de ce second tour. Les Français sont de plus en plus mécontents de la tournure qu'a pris cette campagne électorale. Nous sommes là pour leur dire qu'il y a une réponse a leurs interrogations, et  c'est pour cela que je suis devant vous", a affirmé avec force François Bayrou, déclenchant les applaudissements nourris de la salle.
 
    "Nous sommes là pour rendre aux Français ce premier tour au sein duquel réside le vrai pouvoir du citoyen"
 
    François Bayrou a ensuite regretté la "confiscation" du premier tour de l'élection présidentielle : "On voudrait nous faire croire que le premier tour ne sert à rien puisque les deux principaux candidats fourbissent déjà leurs armes en vu d'un second tour écrit d'avance. Nous sommes là pour rendre aux Français ce premier tour au sein duquel réside le véritable pouvoir du citoyen". Et de dresser un portrait peu flatteur d'un certain nombre de responsables politiques davantage tentés par les sirènes du pouvoir et les ors de la République, que par la défense de leurs convictions : "J'ai trouvé absolument navrant ou éclairant, cette procession de personnalités publiques qui étaient à gauche, puis sont passées à droite, et qui au moment où les sondages fléchissent, repassent à gauche". Et de matérialiser ce constat par une image qui ne manquera pas de faire sourire son auditoire : " Nous, dans les Pyrénées, nous connaissons très bien cela : cela se passe au grand changement de saison. Au début de l'été, les troupeaux de moutons de la vallée montent dans les alpages et lorsque l'hiver fait son grand retour, ils redescendent dans la vallée. On appelle cela la transhumance. C'est tres bien pour les brebis, mais ce ne devrait pas être la règle qui organise la vie démocratique au sein de la vie politique française", a dénoncé François Bayrou.

   

Et de pourfendre cette "versatilité et ce manque de convictions" qui fleurissent dans le débat politique français depuis des décennies, et dont les exemples se sont multipliés dans cette dernière ligne droite de la campagne : "Des femmes et des hommes ont reçu des satisfactions, et se sont parfois vu dotés de responsabilités au gré des sondages. Ce n'est pas à l'honneur de François Hollande de pratiquer ces mœurs qui le desservent. C'est le troupeau de brebis qui se précipitent vers la nouvelle bergerie que les sondages ont pris soin de désigner. C'est un signe inquiétant car cela signifie qu'en France les femmes et les hommes politiques manquent de constance et de solidité. La normalité voudrait que ce soit les convictions qui conduisent les sondages, et non l'inverse", a souligné François Bayrou.
  
    "L’État doit, et devrait, être au service exclusif de l'intérêt général des Français"
   
    Le candidat à la présidence de la République a raillé les "us et coutumes" du Parti socialiste semblables en tout point, selon lui à celles de l'UMP : "Ce sont les mêmes méthodes, les mêmes visions dans les deux camps. Cette transhumance, que j'évoquais tout à l'heure,  est aussi en vigueur dans la haute administration. Ceux qui s'affirmaient proches du pouvoir en place manifestent aujourd'hui leur conviction envers le pouvoir qui arrive. Quand on flatte cette versatilité, on rend le plus mauvais service à l'Etat". Et de rallumer les lueurs du passé pour éclairer l'avenir : "J'ai été un ami et un proche de Raymond Barre qui avait mis au cœur de son action cette thématique de l'Etat impartial. Il prônait un État au service exclusif de l’intérêt national. L’État n'a pas besoin de girouettes, il a besoin de caractère. Il faut bâtir sur du solide, sur des piliers qui résistent et écarter ceux qui sont toujours prêts à la soumission. Je vous promets une république bâtie sur des chênes et non sur des roseaux", a dénoncé un François Bayrou décidément très en verve, pour le plus grand bonheur des 3 000 personnes présentes dans la salle et qui applaudissent à tout rompre.

   

    "La République des copains" n'aura guère plus cours si François Bayrou accède à l'Elysée le 6 mai prochain : "je m'engage et je promets que nous aurons un tout autre principe. Les nominations en fonction de la compétence, de l’expérience et de la loyauté". Et de dessiner les grandes orientations de l'équipe avec laquelle il souhaiterait gouverner : " Nous ferons confiance à la diversité et la pluralité des convictions et des talents. Nous n'avons pas envie d'avoir le pouvoir pour nous seul. Ce n'est pas une faiblesse de tenir compte des autres opinions. C'est une force pour l'avenir. Il n'existe aucune chance de relever la France si nous continuons à entretenir la guerre des deux camps qui paralysent l'action de notre pays depuis des décennies". Et de conclure, en forme de promesse, sous les applaudissements nourris d'une salle chauffée à blanc : "Nous ferons tout ce qu'il faut pour que le pays se redresse car un pays uni, rien ne lui résiste".   

 

Par MoDem Douaisis
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 00:12

Pourquoi je soutiens François BAYROU.

 

 Ch.-Boidin.JPG

    J'ai décidé de soutenir François Bayrou à l'occasion de l'élection présidentielle de 2012, parce que je considère que c'est un homme qui est toujours resté fidèle à ses convictions et qu'il n'a pas varié en ce sens depuis 2002 - date à laquelle il s'est efforcé de maintenir un centre indépendant-, et qu'il a su résister à toutes les tentatives de "ralliement" en particulier de l'UMP.

 

    C'est un homme que j'admire pour son courage et ses idées, qui ne fait pas de promesses inconsidérées mais qui a la volonté de poser les vraies questions concernant les défis auxquels notre pays se trouve exposé; par exemple il a été l'un des seuls leaders politiques à prendre conscience du problème de notre dette publique; il en avait par ailleurs fait l'un de ses thèmes de campagne en 2007.

 

    J'ai également toujours été en accord avec François Bayrou sur le dépassement des clivages traditionnels "droite-gauche", car j'estime que pendant la période de crise actuelle, il serait judicieux de pouvoir faire travailler ensemble des talents du centre, de droite et de gauche pour essayer de trouver des solutions pour l'avenir de notre pays.

 
    Enfin, je tenais à affirmer également que je partage les points de vue de François Bayrou sur l'éducation, sur le fait de maintenir absolument notre industrie en France et en ce sens produire en France; thème qui a été repris par d'autres candidats....
   
    Voilà, je vous ai exposé les raisons de mon engagement aux cotés de François BAYROU et j' espère qu'il réalisera un score honorable; afin que les idées qu'il véhicule et que nous soutenons puissent peser dans les débats futurs.
   
    Amicalement; Christophe BOIDIN, conseiller municipal ( indépendant ) de Roost-Warendin.

Par MoDem Douaisis
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